Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

FRANCE MITROFANOFF

une vie de peintre....

23 Décembre 2007

Album - galerie-du-vieux-colombier-200

exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005
exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005

exposition a la mairie du 6eme arrondissement, septembre 2005

- Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #album

17 Décembre 2007

Album - expo beziers 2002

Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002
Album - expo beziers 2002

- Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #album

27 Novembre 2006

Histoire de peindre

par Jacques Leenhardt

 

 

   Pour tous les artistes qui, d’une manière ou d’une autre, se relient à l’histoire de la peinture, cette histoire met en scène une sorte de dramaturgie tournant autour d’un grand diviseur, d’un écartèlement emblématique entre forme et matière, entre dessin et couleur. Forme de la figure et des objets que nous reconnaissons, des ressemblances qui flattent notre capacité et nos habitudes à cerner le monde dans des idées et des mots, forme de ce qui gagne son identité au sortir du chaos de la matière. Et elle, cette matière, sensation pour l’œil avant même qu’il ait su en organiser le désordre, avant qu’un vocabulaire soit parvenu à en fixer le contour, elle, matière indomptable par notre esprit parce qu’elle parle directement à nos sens, elle échappe. Quelque riche et inventive qu’elle soit, jamais la chaîne des mots n’épuisera ce qui dans ces vibrations de la couleur et de la forme nous trouble, cherche notre regard et affole notre certitude. La matière fluide, grumeleuse, vaporeuse, la pigmentation, colorée, sombre, atone, la figure figée, gesticulante, évanescente : rien dans la peinture qui échappe à la mue et à la transformation au gré de mon regard.

   Par référence à cette dramaturgie historique, on pourrait dire que la première époque du travail de France Mitrofanoff se situe dans la lignée des peintres de COBRA. La véhémence de la forme et l’explosion des contours libèrent la couleur de la contrainte du cerne ou du dessin. Fluide et sans retenue la couleur se laisse emporter vers des formes énigmatiques qui désignent moins un objet qu’elle exprime une humeur ou un sentiment issus d’un infini profond et turbulent. Alors le spectateur est confronté à cette intraitable présence de la peinture qui le ravit ou l’affole.                                           

   Ces chimères joyeuses des années soixante-dix, comme un carnaval échappé de l’atelier d’Ensor, montrent bien que France Mitrofanoff est un des rares artistes de la place de Paris ayant su donner une mue nouvelle à ce COBRA nordique, le tirant vers le rire et la joie, quand même la farce serait tragique. L’oeuvre de Dubuffet aussi appartient à cette famille qui fait de la peinture un événement où s’anime un théâtre intime dans la nuit cocasse de la raison. Il reste que dans son rythme propre, dans des affinités variées, l’oeuvre de Mitrofanoff est avant tout l’aventure singulière d’une femme confrontée au drame que chacun de nous porte en lui profondément caché

   On peut, par dérision, se confier parfois aux hasards biographiques et tenter de comprendre certaines transformations esthétiques d’un travail à partir de circonstances fortuites et anecdotiques. Prenons ce déménagement de France Mitrofanoff dans une péniche pour ce qu’il suggère de flottement et d’espace contraignant à la fois. Vivre au gré de la vague, enfermé sous un jour qui tombe d’en haut, avec la brutalité des lumières du Caravage; les figures que peint Mitrofanoff dans ce début des années 80 ont été comme figées dans le huis-clos de cette architecture flottante. Le cadre est là partout, verrière au dessus, chambranles derrière : les gestes du corps se heurtent toujours aux contraintes du bâti. La lumière qui tombe sur les personnages dessine leur prison. La couleur qui, dans la période précédente, disait l’allégresse de leur liberté se met à signifier le drame d’existences mornes et recluses, dans des registres de marron et de bistre qu’éclabousse parfois un rayon violent qui semble les gifler.

   Et puis subitement, comme si on pouvait échapper au destin, la couleur spontanée et joyeuse reprend ses droits. C’est comme un éclaboussement qui dissout les formes dans ses gouttes de couleur. Un flux ininterrompu de gouttelettes qui insensiblement se reprennent à organiser des mouvements et des corps, dans leur jaillissement même. Des figures pataudes ou élancées s’affrontent, des plongeurs fendent gaiement l’eau qui les voit surgir.

   Que dire de ces moments où s’inversent les pôles, sinon qu’ils constituent la pulsation même par laquelle une oeuvre fraie son difficile chemin ?

   Derechef l’archistructure prend le dessus sur les corps. La gamme colorée, les éclats joyeux animent désormais des formes bâties d’escaliers, de portes ou de façades. Ici où là : une fenêtre. Ces fragments multiples sont assemblés comme si, après le grand tourbillon qui les a saisis, ils étaient sur le point de trouver enfin leur place. Bientôt peut-être ils composeront des maisons et des villes. On est face à ce que serait le big bang urbain. Et puis, petit à petit, les formes s’organisent, les structures se mettent à dominer et à ordonner les éléments épars. Mitrofanoff cadre, positionne : le vagabondage de tous ces  matériaux est soumis à la dure contrainte que leur oppose des barres rigides qui entreprennent d’organiser l’espace du tableau. La circonférence d’un tondo tient ensemble des fragments indisciplinés. Un univers vient à la forme et l’image organise dans un ensemble cohérent ces fragments épars d’architecture. Alors se construit comme un immeuble géant dont on embrasserait d’un coup d’œil les différents petits mondes domestiques qui s’y côtoient. Un réseau de cellules apparaît ; chacune accueille une saynète. Dans ces tableaux de la fin des années 80, Mitrofanoff place son petit monde divers et coloré chacun dans son cadre. Des commencements d’anecdote se donnent libre cours sur la toile. On a envie de se faire raconter l’histoire de ces figures peintes qui deviennent autant de personnages romanesques.

   Et puis tout soudain, à nouveau, les architectures se referment sur cet univers grouillant. Les échafaudages se font plus denses, qui obturent les portes et les fenêtres. Le champ pictural n’est plus qu’un plan tout occupé par ces structures arrangées en désordre. C’est comme si le drame se jouait derrière ces murs : circulez il n’y a rien à voir. La vie reste recluse derrière le jeu toujours plus complexe des structures qui obturent le regard. Les couleurs disparaissent aussi de ce monde transformé en un gigantesque chantier, boues et madriers dominent de leur camaïeu gris.

  

Comme un timide printemps qui secoue les neiges de l’hiver, la couleur revient avec le début des années 90. On ne sait s’il faut voir dans le rythme lent des phases un cycle naturel ou des états d’âme successifs. Toujours est-il que, par longues phases, le travail de France Mitrofanoff se transforme et se répète aussi. Maintenant il fait jour. Les éléments du chantier s’agrémentent de jolis motifs, les formes se font décoratives avec les couleurs. Un souffle tropical anime le tableau. Des palmes et des plumes redonnent un espace naturel là où jusqu’à présent dominait la ville et le matériau industriel. Un air nouveau circule : Mitrofanoff peint des paravents.

   Les rudes madriers qui pendant si longtemps ont occupé la toile se transforment en troncs d’arbres, comme si le bois usiné retouvait sa forme originelle dans la nature. On voit alors se profiler devant un horizon qui colle de très près au décor, d’immenses futaies qui font rêver à de profondes forêts. La vie revient comme une sève qui court au long des troncs géants.

   Dans ces ultimes tableaux, la vie continue et étend son empire. Et nous, nous attendons ses futurs avatars, qui constituent au fil des ans la singularité de cette histoire de peindre se développant au cœur des rythmes toujours recommencés de l’histoire de la peinture.

26 Novembre 2006

Forêts

Ces grandes peintures acryliques ont été présentées à la "Galerie du Vieux Colombier" à Paris 6ème - en septembre 2005 - avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication.

"l'arbre berceuse"

Acrylique 200X250

 

 "nés de la terre"

Acrylique 200x250

"arbres de pierre"

Acrylique 100x117

"ballades"

Acrylique 130x270  

   

 "ils nous regardent vieillir"

Acrylique 250x200


Avec les catégories : #oeuvres

23 Novembre 2006

TEXTES de LUCIE DE BOUTINY

Chimères

A ses débuts, France Mitrofanoff, pétillant de détermination spontanéiste, s’engage dans la peinture avec le sens de la désinvolture. L’imagination l’exalte, sa technique est impulsive. Elle ne tient surtout pas à savoir ce qu’elle dessine au fil du pinceau qui déroule d’instinct des histoires opportunistes. Le hasard des taches, le bonheur des traits qui divaguent, les accidents des rencontres, le choc des formes aléatoires, font jaillir des figurations mentales. Ces êtres hybrides à la tête de pachyderme timide, avec ce corps épineux d’un dragon, et ces animalcules patibulaires, ces belles plantes mi-vénéneuses mi-animales, ces types bizarres avec leur tempérament héroïque loufoque, ce sont nos inquiétudes transformées en chimères délirantes, ce sont les monstres intérieurs qui, remontant des profondeurs de l’inconscient, traversent le bras armé du peintre et se jettent sur la toile.

« C’était pour rire… Des histoires malicieuses, espiègles… Je ne dirais pas « enfantines » mais « archaïques »… Il faut prendre la peinture au sérieux, n’est-ce pas ? (rires)… Quand j’avais 30 ans, je voulais réveiller le primitif qui sommeille en nous, raconter le combat cocasse de l’absurde contre le chaos de la toile vierge, montrer cette parcelle d’incompréhensible qui nous engendre… Le tout, bien sûr, avec l’envie de provoquer chez le regardeur - et de partager avec lui, un double effet ludique et libératoire. »  F.M. 

Les foules

Si l'on perçoit des vibrations lumineuses, une aura magnétique autour des silhouettes obscures, c'est que les ombres chrechent à se voir. Elles se penchent au bord de la toile pour s'extraire du fond qui les engloutit. Elles voudraient discerner les contours de leurs corps si troubles et surtout se percevoir en profondeur - le peintre fait monter les valeurs. Parfois le mystère résiste à la rencontre. Une ombre se laisse manger par la nuit de l'autre - le regard du peintre cherche à nous confronter à ce dedans si énigmatique, à ce silence que nous divulguons et qui parle au delà des apparences.  

 Les villes

Petites comme des crabes cubiques, reliées par de gigantesques ponts suspendus, très encombrées d’un fatras de choses difficiles à identifier, lourdes à porter, les villes et leur charivari se déplaçaient latéralement mais sûrement avec lenteur.

Les maisons

Nous nous adorons, puis quelque chose fait obstacle. Ce qui nous attachait brusquement se défait. Les marches chancèlent. Un malentendu nous déchire. Les bras des passerelles s’écartent. Des murs d’enceinte grimpent de toute part. Les quelques vérités qui nous tenaient debout se dérobent et glissent vers des précipices d’incompréhensions. Ou alors, une rupture, la guerre, un exil, une injustice, un exode, une série de fracas et de tracas rompt les ponts. Et voilà qu’une tempête de giclures en dripping qui déborde des quatre coins du cadre emporte les éclats et les ravive quand les réseaux si fluides de la peinture acrylique versés du bout du pinceau retissent les liens et font jaillir ce mouvement vital qui nous sauve du désastre.

Et puis, fatalement, revient cette présence immanente, la mort, sûre des dégâts qu’elle commet, prodigue en gravats. Il reste les fantômes, nos ancêtres, ceux que l’on a aimés. Ils grimpent des cages d’escalier effondrées. Leur ombre portée sur les marches se dessine à l’encre de Chine. Il reste les souvenirs des absents qui construisent les fondations. Au-delà des destructions, une présence humaine renaissante, source de vie éternelle, à la fenêtre apparaît.

Soudain, dans la maison des morts qui nous habite, se dessinent une lézarde, puis deux, puis cent, émergent des blocs comme des bras, des blocs de mémoire salvateurs…  Quand l’inconscient redessine la mémoire, cela devient, ici, un tableau.

Les arbres

Un cortège de troncs énigmatiques ? Un monument de la nature ? Des sépultures végétales ? Si l’on préfère : des arbres. Et dans le langage de l’art : des métaphores de ce qui nous précède et qui demeure après notre traversée… Là, cette lisière de forêt, enracinée dans les profondeurs qui nous dépassent s’élève à travers ces lumières sidérales qui se renouvellent sans moi.

A l’origine des charpentes chavirées, des planchers sans dessus dessous, des palissades malicieuses dont il fallait trouver la porte d’accès, du bois – cette matière et cette thématique qui inaugure une nouvelle série de tableaux. France avoue : « Mais oui, je n’ai jamais rien fait d’autre que de me peindre… Cela dit, mon travail achevé est pour moi plein d’inconnus et j’essaye de faire en sorte que mes toiles soient fixées dans leur suspension, leur dérive, ouvertes à de nombreuses interprétations… ».

Lecteur qui termine ce récit, reviens au début de l’œuvre, à ton premier regard : les arbres élancés s’unissent aux maisons envahies d’escaliers résurrectionnels ; les tableaux qui s’ouvrent sur des cloisons et autres palissades communiquent avec ceux qui présentent un mur de troncs mutiques ou des silhouettes arrêtées à l’extrême bord du cadre ; les chorégraphies des lutteurs répondent aux cabrioles architecturales ; la jovialité extravagante des monstres est reliée aux excroissances végétales. La peinture de France serait alors perçue comme une poursuite de ce quelque chose déjà trouvé au début de sa carrière, puis constamment redécouvert. Comme si, en trente ans de peinture, fouillant les formes, osant la force, plongée dans les thématiques du secret, de la mélancolie, de la solitude, de l’enfermement qu’elle épanouit par le frémissement des taches, le rire des éclaboussures, les rafales du geste qui révèle son écriture… France, rivée à ses obsessions, n’avait peint qu’un tableau, le même et ses variations.

Lucie de Boutiny 

Paris - septembre 2006  

Publié par Lucie de Boutiny à 18:11pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #textes

20 Novembre 2006

Publication

Publication

Publié par France Mitrofanoff à 09:23am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #informations

9 Novembre 2006

La fontaine des Halles

get-attachment-2.aspxCette fontaine du jardin des Halles, avec une mosaïque de France Mitrofanoff, a disparu. .

 photo Arthus-Bertrand

 

 

 

 

 

 

Publié par F.M. à 13:44pm - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #informations

9 Novembre 2006

Si vous aimez.....

Pour acquérir une oeuvre

prendre contact par téléphone:

06 60 82 39 10

06 88 39 04 71

ou par mail:

fmitrofanoff@aol.com

 

  

Publié par France Mitrofanoff à 09:03am - Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #informations

7 Janvier 2005

Merci

merci à tous ceux qui me soutiennent et  suivent mon parcours d'artiste.

Merci aussi de me laisser un commentaire, vos avis m'interessent.

- Voir le commentaire ()
Avec les catégories : #informations